Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

English version of some posts here in Japanese Tea Sommelier blog

dimanche 26 mai 2013

Un autre Yamakai de Hon.yama

Dans mon dernier article, j'avais présenté le cultivar Yamakai par M. Tsukiji Katsumi. Dans la foulée, voici le Yamakai de M. Shigeta Seiji, également en provenance de Hon.yama.
Il s'agit d'un sencha à l'étuvage traditionnel, de belles aiguilles dodues et brillantes. Ce thé provient de l'agriculture sans engrais ni pesticide chimique.
Monsieur Shigeta, chose rare à Shizuoka, cultivar aussi le riz (qui entrera dans la composition de genmai-cha).
Ces jolies possèdent le parfum sauvage et sucré des bons thés de montagne cultivés sans, ou avec peu, d'engrais. Ce parfum est ici très puissant et profond. Il ne s'agit pas du parfum douceâtre qui ressort de certains thés juste après l'ouverture du sachet mais qui disparaît quelques heures plus tard. Ce parfum est toujours bien présent même plusieurs semaine après ouverture du sachet.Très très appétissant.
Rien de bien original quant à la préparation. 4g, 70ml, 70°C, un peu plus d'une minute.

Belle liqueur dorée, translucide. Aucun artifice, le parfum des feuilles se retrouve dans la liqueur. Tourbe, réglisse, caramel (?). C'est très présent.
Et puis en bouche, la même présence, les même arômes. Pas d'astringence. Une douceur là encore naturelle. Pourtant, malgré sa densité, cette liqueur sais étancher la soif.
Il faut attendre une troisième infusion avec de l'eau bien chaude pour voir apparaître quelque chose de vaguement tannique et astringent, vraiment discret cependant.


Yamakai n'est certainement pas le cultivar dont les particularités sont les plus faciles à transmettre avec des mots. Mais s'il est quelque chose qui me paraît évident c'est sa force.
En effet, la puissance des arômes, du parfum aussi, est le point commun avec le sencha de M. Tsukiji. Bien sûr, ce dernier,  comparer à celui de Shigeta-san, possède plus de douceur, plus de profondeur encore avec des notes florales qui n'existent pas ici, et à l'inverse de l'astringence apparaîtra plus facilement. Mais dans les deux cas parfums et saveurs en bouche s'affirment avec force, sans avoir pour autant la moindre lourdeur.
Je ne dirais en aucun cas que l'un est meilleur que l'autre. Ils sont, avec le même cultivar, la même région de production, le même étuvage traditionnel, l'expression du travail, de la personnalité de deux producteurs de talents.


3 commentaires:

  1. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  2. Bonjour Florent,

    C'est en dégustant mon Kikicha fraîchement acheté que je t'écris ce billet.

    Bravo pour ce blog qui m'a permis de déflorer l'univers du thé japonais.

    Historien de formation, j'ai apprécié les références indiquées sur l'évolution du thé japonais même si j'aurais aimé plus de précisions pour chaque époque.

    Néophyte, j'étais jusqu'alors pour ainsi dire le prototype de l'occidental dans ma consommation de thé :
    Grande thèire, longues infusions, sachets de thé...

    J'ai commencé à m'intéresser aux thés japonais et j'ai dévoré ton blog. J'ai également lu avec assiduité le livre du fondateur du palais des thé, François-Xavier DELMAS, "Le guide de dégustation de l'amateur de Thé" qui me paraît approprié pour une première approche du sujet et différentes sources.

    J'ai bien saisi l'ensemble des bases pour préparer un bon thé japonais (petite théire 20 ou 30 cl type KYUSU, les règles concernant l'eau, l'infusion, la manière de servir, etc.

    J'ai toutefois un problème (et je ne pense pas être le seul !) Mes amis m'on offert une superbe théire en fonte du japon avec un dragon gravé dessus, de superbes nuages stylisés, etc auquel je suis très attaché...

    Mais j'apprends :
    - que les japonais s'en servent comme bouilloire (impossible pour moi car émaillé)
    - Que le volume (80cl - 1 litre) est trop important pour faire du thé japonais avec le dosage correct;
    - que le filtre "panier" en acier ne permet pas aux feuilles de s'exprimer;
    - que l'important volume du thé engendre de fait plusieurs services pour tout boire à deux ou à trois personnes, et qu'en conséquence la liqueur reste au chaud à cause de la fonte et continue quelque part à "infuser" ce qui est mauvais car cela brise l'équilibre du thé

    La solution à terme que j'ai trouvé consiste à acheter un kyusu et me servir de la thèire en fonte comme recipient "de refroidissement" pour l'eau que j'aurais préalablement fait chauffer avec ma bouilloire, avant de la verser sur le thé pour réaliser l'infusion.

    Reste qu'en attendant (le kyusu que je souhaite coute plus de 90€...), je souhaitais faire du thé avec ma théire en fonte pour une quantité d'eau de 80cl mais je m'interroge sur les quantités...
    OK, à mon avis, ce n'est pas envisageable pour du gyoruka et sencha... mais pour du genmaicha, bancha-Hôji-cha ou autres de-mono,comment faire ?

    Je sais que le rapport entre le thé et l'eau autour de 1/5 (2g pour 100ml d'eau) diminue plus en augmente le volume d'eau (10g pour un litre) mais je souhaiterais connaitre avec plus de précision les règles par type de thé japonais (10 g de mushi-sei tamaryoku-cha pour 1l ? ou encore 15g De bancha-Hôji-cha pour 1l?) même si je sais que le résultat ne sera pas parfait pour les puristes.

    Je suis persuadé que beaucoup de personnes ne possédant pas la bonne théire se pose la question pour arriver à faire du thé japonais convenable avec une théire d'un litre.

    Merci également à palaisduthé and Co d'arrêter de vendre des thèire d'1l alors qu'on lit partout que cela ne sert rien pour les thés chinois ou japonais (Peut-être pour les autres ? si oui lesquels ?)

    Merci d'avance avoir pris le temps de lire ma complainte et encore bravo pour ce travail d'initiation !

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  3. Bonjour,

    Il n'est en effet pas tellement pratique d'utiliser un ustensile d'un tel volume, pour le thé japonais, mais aussi pour la plupart des thés de grandes qualités, chinois ou même indien. De plus, ce type d'objet, fonte émaillée n'est jamais que des produits créer pour les étrangers, très récemment, en jouant sur la confusion en occident entre bouilloire et théière. Pourquoi ne pas y préparer des hoji-cha et genmaicha, mais je pense que le meilleur rôle pour ces objets sont décoratifs.
    Je vous avouerai n'avoir jamais essayé de préparer du thé en si grande quantité, et que les dosages pour un litre d'eau m'échappent complètement.

    Par ailleurs, l'histoire du thé japonais est passionnante, même si je n'en connais que les bases...

    Bien cordialement

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