Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

English version of some posts here in Japanese Tea Sommelier blog

jeudi 30 mai 2013

Sencha de Ashikubo, cultivar Oku-midori

Alors que les sencha de Miyazaki se font attendre, voilà un cultivar Oku-midori de Ashikubo, une des zones de montagne dépendant de la ville de Shizuoka,  parfois englobé dans Hon.yama.
Ce thé qui m'a surpris, par son prix, bas, en comparaison de la beauté des feuilles sèches. Un splendide exemple de sencha de montagne à l'étuvage traditionnel. En y regardant de plus près, on voit qu'il comprend pas mal de tiges, mais l'ensemble reste exemplaire, surtout pour ce prix.
En plus, ces belles feuilles, elles sentent très bon, un gourmand parfum sucré sur un fond d'herbes sèches, certes pas forcement très original (Oku-midori n'est pas un cultivar spécialement caractériel), mais là encore exemplaire.
A ce stade, je ne l'avais pas encore goûté, mais il ne faisait déjà plus beaucoup de doute sur son entré dans la sélection 2013 Thés du Japon.
Pour la préparation, pas besoin de faire d'excentricités, 70ml d'eau entre 70 et 80°C, une grosse minute, mais par contre, ne pas être mesquin, 5g.

Rien à redire sur la liqueur, très lumineuse, vert-jaune, limpide.
Léger parfum, agréable, doux, frais et subtilement fruité, cette senteur est délicate, à l'opposé de la puissance des Yamakai évoqués précédemment. Autre alternative, autres plaisirs.

En bouche, cette histoire continue, subtilité et fraîcheur. Ce sencha est léger, il n'est pas fait pour les amateurs de thé vert épais et lourd,  Un brin de fruit, un brin de fleur, de la douceur, aucun astringence. Un sencha qui se boit comme d'un rien, mais qui pourtant laisse bien en bouche la trace de son passage par un aftertaste sucré, qui fait saliver longtemps.
Ce thé de montagne de Ashikubo est un merveilleux thé pour le quotidien, une joie de tout les sens (ou presque) qu'il  ravi par sa beauté, son parfum, son goût, le tout sans emphase, en douceur. Ce n'est pas un thé qui réclame concentration, il apporte naturellement sa touche de grâce.
S'il y avait un défaut à lui trouver, ce serait peut être qu'il est très bon sur 2 infusions, et s'essouffle un peu dès la 3ème...... mais finalement, les thés japonais qui permettent 3 très bonnes infusions son rares.


dimanche 26 mai 2013

Un autre Yamakai de Hon.yama

Dans mon dernier article, j'avais présenté le cultivar Yamakai par M. Tsukiji Katsumi. Dans la foulée, voici le Yamakai de M. Shigeta Seiji, également en provenance de Hon.yama.
Il s'agit d'un sencha à l'étuvage traditionnel, de belles aiguilles dodues et brillantes. Ce thé provient de l'agriculture sans engrais ni pesticide chimique.
Monsieur Shigeta, chose rare à Shizuoka, cultivar aussi le riz (qui entrera dans la composition de genmai-cha).
Ces jolies possèdent le parfum sauvage et sucré des bons thés de montagne cultivés sans, ou avec peu, d'engrais. Ce parfum est ici très puissant et profond. Il ne s'agit pas du parfum douceâtre qui ressort de certains thés juste après l'ouverture du sachet mais qui disparaît quelques heures plus tard. Ce parfum est toujours bien présent même plusieurs semaine après ouverture du sachet.Très très appétissant.
Rien de bien original quant à la préparation. 4g, 70ml, 70°C, un peu plus d'une minute.

Belle liqueur dorée, translucide. Aucun artifice, le parfum des feuilles se retrouve dans la liqueur. Tourbe, réglisse, caramel (?). C'est très présent.
Et puis en bouche, la même présence, les même arômes. Pas d'astringence. Une douceur là encore naturelle. Pourtant, malgré sa densité, cette liqueur sais étancher la soif.
Il faut attendre une troisième infusion avec de l'eau bien chaude pour voir apparaître quelque chose de vaguement tannique et astringent, vraiment discret cependant.


Yamakai n'est certainement pas le cultivar dont les particularités sont les plus faciles à transmettre avec des mots. Mais s'il est quelque chose qui me paraît évident c'est sa force.
En effet, la puissance des arômes, du parfum aussi, est le point commun avec le sencha de M. Tsukiji. Bien sûr, ce dernier,  comparer à celui de Shigeta-san, possède plus de douceur, plus de profondeur encore avec des notes florales qui n'existent pas ici, et à l'inverse de l'astringence apparaîtra plus facilement. Mais dans les deux cas parfums et saveurs en bouche s'affirment avec force, sans avoir pour autant la moindre lourdeur.
Je ne dirais en aucun cas que l'un est meilleur que l'autre. Ils sont, avec le même cultivar, la même région de production, le même étuvage traditionnel, l'expression du travail, de la personnalité de deux producteurs de talents.