Bienvenue à toutes et à tous

C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

English version of some posts here in Japanese Tea Sommelier blog

samedi 10 novembre 2012

Théière shudei de Setsudô et sencha Tôbettô

Voici un post auquel je pensais depuis quelque temps dans la continuité de celui-ci, avec pour illustration une théière de Setsudô et le très grand cru de Hon.yama, Tôbettô. Avec la diffusion aujourd'hui du reportage sur TF1 qui montre justement cette exceptionnelle plantation qu'est Tôbettô, voilà qui tombe plutôt bien (c'est vraiment un hasard).

Ce sencha est produit dans le département de Shizuoka, dans les montagnes de Hon.yama, à 800m d’attitude (chose très rare au Japon) à Tôbettô, par M. Tsukiji. Les théiers ne sont pas taillés, les feuilles sont donc récoltées manuellement. Plus de détails ici.


La théière est une œuvre réalisée à la main, au tour, par Yoshikawa Fumio, plus connu sous le nom de Setsudô 雪堂. Potier de Tokoname très connu et reconnu, sa renommée est souvent associée au nom de son grand frère Kôdô 壺堂, pour des œuvres sur lesquelles Kôdô grave des motifs de type ukiyo-e.

La théière ici propose aussi une forme inspirée des théières anciennes avec sa poignée haute.
Cette terre rouge est très agréable au touché, et possède une relative pesanteur. Non, lissé, le corps conserve les traces du façonnage, créant de magnifiques motifs.





Il m'apparaît aujourd'hui très clairement que non seulement les théières vont influencer le goût du thé, mais aussi que les théières de fabrication manuelles donnent des résultats particulièrement réjouissants.



Influences sur "le goût" - "le parfum" - "l'aftertaste" (je me suis résolu à utiliser ce mot, le plus parlant).
Le goût est un point extrêmement important pour le thé vert japonais, qui à l'exception du kama-iri cha, à la particularité d'être étuvé.
Le parfum fait l'objet, avec les cultivars notamment, de nombre de recherches et d'expérimentations, mais bien souvent, il reste que cela est un point qui semble un peu en retrait. Neanmoins, le parfum est très lié à l'aftertaste.
Ce troisième point est très important car il fait aussi le pont avec le goût, il permet de continué à profiter du thé bien longtemps après l'avoir bu. Il me semble aussi que c'est l’élément qui est le plus influencé par la théière, avant même le parfum.


Pas systématiquement mais très souvent, les thés à parfum, les thés de montagne dans une certaine mesure, et les cultivars très particuliers, de Sayama-kaori jusqu'à Inzatsu 131 en passant par Kôshun ou 7132, apparaissent comme des thés au goût "stimulant", avec une douceur qui arrive à retardement, une pointe d'astringence, de la complexité dans les saveurs. Ce sont des thés riches, plein de surprises, à l'aftertaste profond.
C'est ce type de thé japonais que j'aime aujourd'hui à privilégier par opposition aux thés très doux, douceatres, au premier abord très flatteurs, mais un peu mollassons.


Pour en revenir à la théière, je reste persuadé de l'influence du psychologique chez le vrai amateur de thé. celui-ci prenant un grand plaisir à la préparation elle-même du thé, l'influence de l'esthétique de la théière utilisée se répercute jusqu'à la dégustation. Le plaisir de l'utilisation d'une théière que l'on apprécie particulièrement vient s'ajouter sur le plaisir gustatif qu'offre le thé.



mercredi 7 novembre 2012

Info TV

Un post très court pour signaler la diffusion samedi sur TF1 dans l'émission Reportage d'un reportage sur "Les Grands Crus du Thé", tourné pour parti à Darjeeling avec François-Xavier Delmas, et pour autre partie à Shizuoka, Hon.yama avec ...... moi. Pas très fier, mais vous pourrez voir ma tronche crispée et tendue devant la caméra. Je n'ai pas l'aisance sous les spotlight de M. Delmas, mais peu importe.
Il y a un certain nombre d'erreurs dans ce reportage orienté très grand public, mais il y a aussi de très belles images, c'est l'occasion d'y voir deux des plantations de M. Tsukiji, dont Tôbettô, disponible sur Thés du Japon, et aussi son usine.
Enfin, il y a une grosse emphase sur mon rôle et mes connaissances, mais on va prendre ces exagération comme un très gros Cocorico au beau milieu du Japon !