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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

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Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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jeudi 28 avril 2016

Saison 2016, sencha de Kirishima, Saemidori.

Après le rare et très hâtif Kondô-wase de Mariko à Shizuoka, l'arrivé du sencha de Kirishima cultivar Saemidori, marque peut être le vrai début de cette saison 2016 sur Thés du Japon. Ce Saemidori m'arrive cette année avec une torréfaction légère, je ne sais pas pourquoi, j'avais demandé les choses « comme d'habitude », mais après tout, pourquoi pas, cela en fait une « vraie » nouveauté. 
 
Ainsi, ce sencha a nécessairement un parfum plus léger, plus vert aussi, que d'habitude. Le parfum de la liqueur est plutôt végétal avec des notes discrètes d'herbes aromatiques fraîches type fenouil. 
 
Préparé avec de l'eau tiède, assez chargé, la première attaque en bouche est vive, avec un umami assez présent (même fort quant on pense au fait que les thés de M. Nishi sont en culture bio). C'est ensuite que l'on ressent des arômes végétaux, jouant plus sur le légume cuit que sur l'herbe coupée. On reste donc dans la continuité de la douceur umami. J'y ressens aussi quelque chose d'animal, un peu comme avec un Asatusyu, mais en beaucoup moins marqué (Saemidori est un croisement de Asatsuyu et de Yabukita). L'after n'est pas végétal mais doux.

Une 2ème infusion plus chaude fait ressortir (naturellement?) plus de parfum, un peu végétal et sucré, avec des notes de cuir. En bouche, la liqueur se fait plus sage, moins riche, plus rafraîchissante. Le puissante umami de la première infusion disparaît, mais il n'apparaît toujours aucune astringence.
C'est un thé délicat et tendre, équilibré et sans excès, avec une belle longueur, légère mais vraiment agréable.
Mais finalement, pour ceux qui aiment plus de punch, je conseillerais en fait, comme pour les millésimes précédents, d'oublier que c'est un fukamushi récolté manuellement, et de commencé directement dès la 1ère infusion avec de l'eau assez chaude, 80°C au moins. On voit alors apparaître de l'astringence, du tanin, mais l'umami simple et léger gagne en profondeur, plus sucré tandis qu'il se créer un équilibre intéressant avec les arômes végétaux. Sur les infusions suivantes on garde ce retour à une liqueur rafraîchissante, sans astringence, jouant sur un très agréable after, qui monte en puissante dans la bouche au fur et à mesure que le temps passe, et semble n'avoir de fin.

Enfin, l'impression que me laisse finalement ce thé, c'est celle d'un sencha très pur, plus que celle d'un fukamushi ombré à la liqueur épaisse.

2016 sera encore une année difficile. Un climat particulièrement étrange, cette année, pas d'hiver, des journées anormalement chaudes en avril, mettent plus que jamais le talent des producteurs à l'épreuve. Thés très en avance, d'autres très en retard, beaucoup de « jamais vu ». Si le givre n'a pas complètement épargné les plantations cette année, il semble que les dégâts soient relativement bien limités, avec même des plantations prometteuses dans une forme grandiose comme j'ai pu le constater lors de ma dernière petite tourné dans la région de Kyôto.
Si beaucoup se plaignent d'un manque de parfum cette année, il y a des thés qui font mentir ces affirmations, comme le prochain thé en ligne sur Thés du Japon, un Kanaya-midori de Mariko au parfum incroyable.

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