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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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lundi 21 avril 2014

Quatre théières Tokoname par Shôryû, techniques de cuisson

Tout d'abord, quatre théières kyûsu Tokoname-yaki de 230ml pleines à ras de bord par Shôryû. J'ai commandé cette série à Shôryû sur le modèle de cette théière noire légèrement plus petite, que j'adore et utilise depuis quelques année. Épuisée depuis un moment, plutôt que de ne faire refaire qu'une version noire, autant demander une série mettant en valeur différents décors obtenus grâce à des modes de cuisson différents.


Shudei, cuisson simple oxydation (1200°C environ)

Kokudei, cuite une deuxième fois  (800°C environ) en réduction avec fumigation (théière enfouie dans des copeaux de bois ou glumes de riz)

Yôhen, cuite une deuxième fois (800°C environ), à demi enfouie dans les copeaux de bois (la partie enfouie cuit en réduction avec fumigation, alors que la partie à l'air libre cuit en oxydation)








Hi-yôhen, troisième cuisson (400°C environ)  dans un environnement presque complètement privé d'oxygène (réduction), posée au dessus de glumes de riz, dont les flammes viennent imprimer des motifs sur le bas de la théière.











8 commentaires:

  1. Venant de recevoir un modèle semblable je ne peux que confirmer le travail remarquable de ce potier. Propose-t-il des tasses assorties ?

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  2. Bonjour Thomas,
    Je suis très heureux que la théière vous plaise. Je ne crois pas que Shoryu fasse de tasses assorties, mais je lui demanderai à l'occasion.

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  3. Merci pour elles ! Elles ne sont pas que jolies, elles sont aussi très agréables au touché, et sont de formidables instruments pour le thé !

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  4. J'avais une Kyusu ouverte (sans couvercle) que j'adorais mais qui a été cassée, hormis le fait que l'on peut voir le développement des feuilles plus facilement, est que ce genre de théière est un choix pertinent pour les sensha? La question est sans doute un peu bête mais je cherche à remplacer ma théière casséeet je ne vois sur The du Japon que des théières fermées (qui me tentent bien également). Un vrai dilemme donc...

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  5. Bonjour Bruno.
    Je ne conseillerais pas une théière sans couvercle car elles ne conservent pas la température, et me semblent peu adaptées à la préparation de thés à l'eau relativement chaude. Et puis avec une théière classique, vous pouvez toujours infuser sans le couvercle.

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  6. Bonjour,
    J'ai pas vraiment compris l’intérêt de la carbonisation (ou fumage?) des théières (couleur noir). L’intérêt est-il purement esthétique ou aussi gustatif ?
    Au niveau de la fabrication, je ne comprends pas si la couleur noir provient d'un dépôt de suie en surface (provenant de la semi combustion des copeaux de bois) ou de la pyrolyse de la matière organique contenu dans l'argile? Ce type de coloration s'estompe t-il avec le temps?
    Bonne journée
    Phuong

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  7. Bonjour Phuong
    Désolé pour le délai de ma réponse.
    Si deux théières cuite en oxydation ou réduction auront un rendu (légèrement) différent sur le thé, du point de vu de l'artisan, l'opération est évidemment purement esthétique.
    Cette coloration ne s'estompe pas avec le temps. Honnêtement je ne saurais vous dire d'où provient exactement la couleur noire, mais il ne s'agit pas d'un simple dépot qui fond comme dans les cuisson en anagama ou noborigama au feu de bois. Il s'agit plus probablement de la réaction entre la fumé et les oxydes de fer à la surface de la terre.

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