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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

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mercredi 22 août 2012

Akiyama Kôshun 2012, cueillette manuelle

Dans mon précédent article, je parlais de théières, et de porcelaine comme peut être plus intéressante sur des conditions d'infusions poussées. Je continue ce qui n'est ici qu'un semblant d'expérience avec la version cueillette manuelle de ce sencha cultivar Kôshun de M. Akiyama à Fuji.

Pour rappel, Kôshun est un cultivar connu pour son parfum très personnel, au même titre que Inzatsu 131 ou Sôfû, entre autres. En fait, je ne pense pas qu'il se prêtent très aux expériences à cause de sa tendance à l'astringence. Je vous invite à lire l'article sur la version 2011.
J'ai donc préparer ce Kôshun dans cet OVNI blanc, objet insolite, shibori-dashi en porcelaine.
5 très gros grammes infusés pendant 1 min 20 s dans 60 ml de l'eau à 60°C environ.
Splendide liqueur jaune transparente, de laquelle s'échappe un fort parfum floral. En revanche, avec de telles paramètre d'infusion, la liqueur est très astringente, mais aussi, les arômes présents dans le parfum se déploient ensuite dans la bouche et la gorge, suivi par une forte douceur en aftertaste.

Bon, en ce qui conseil ces paramètres, je ne les recommandes pas, je pense que 4-5g pour 70ml, 60°C, une minute ferait bien mieux l'affaire, pourtant cela ne m'a pas empêché de récidiver, pour tester, avec une terre, une théière de Tokoname noire, œuvre de Shôryû, terre rouge cuite en réduction (fumigation).
Mêmes paramètres donc.
Je parlais en début d'article de "semblant" d'expérience, car je n'ai pas fait ces deux tests au même moment, l'envie de tester des paramètres semblables ne m'étant venu que plus tard, alors que je comptais infuser cette fois ce Kôshun selon une méthode plus soft, pour bien profiter de ce cultivar que j'aime tant.
Pourtant, il m'a semblé que le résultat obtenu était assez semblable, le parfum était déjà tout aussi fort dans le shibori-dashi en porcelaine, et si il y a avec cette terre un adoucissement de l'astringence, celui-ci est léger.
Bref, voilà une "expérience" peu parlante, sur un thé qui ne s'y prête guère, mais qui nous apprend, si besoin était, qu'il n'est nullement nécessaire d'utiliser de l'eau très chaude pour faire ressortir le parfum d'un thé vert étuvé. D'autre part, on voit aussi que même avec une infusion ratée (ici bien trop astringente), un thé de qualité saura révéler ses qualités dans la gorge (ici richesse des arômes floraux, etc), et a retardement dans la bouche (ici, douceur).

2 commentaires:

  1. Une question assez hors sujet mais je la pose quand même, quand ajouteras-tu les nouveaux gyokuro 2012 à ta sélection ?
    La récolte se fait plus tardivement ?

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  2. Bonjour,
    Je pense qu'il y aura un gyokuro de Yame en octobre.

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