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C'est avec l'ambition de diffuser de nombreuses informations sur le thé japonais que j'ai débuté ce blog. Vous y trouverez les éléments les plus importants de l'histoire du thé au Japon, ainsi que des infos sur les divers types de thés japonais, régions productrices, etc.

Aussi, vous pouvez retrouver en ligne ma sélection de thés grâce à la boutique Thés-du-Japon.com.

Très bonne lecture, j'espère que mon modeste blog donnera au plus grand nombre l'envie de se familiariser de plus près avec ce produit d'une grande profondeur qu'est le thé japonais !

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samedi 1 septembre 2012

Sencha de Tenryû

Tenryû 天竜 ("Dragon Céleste") est, au même titre que Hon.yama ou Kawane, l'une des célèbres zones productrices de thés de montagne du département de Shizuoka. On y produit donc bien sûr du sencha de type futsumushi (ou asamushi), étuvage traditionnel. Tenryû se situe dans la partie sud du département, et, autour des rives de la rivière Tenryû-gawa, correspond aujourd'hui à un arrondissement de Hamamatsu.

Ces belles feuilles affutées proviennent plus exactement des secteurs de Misakubo 水窪 et de Sakuma 佐久間. Elles ont cet appétissant parfum frais et sucré commun à ce type de thés de montagne.
J'ai eu dans le tasse d'autres thés de Tenryû, plus onéreux, très tentant, mais si j'ai finalement choisi celui-ci, c'est pour son aspect plus "simple" en comparaison de mes trois autres thés de montagne de Shizuoka (trois Hon.yama) qui portent une touche plus personnelle, peut être plus délicats à la préparation. Ce Tenryû, est d'une grande force, très riche, doux, il est aussi très docile je pense. Une sorte de perfection peut être, qui le donne comme excellent représentant du thé de montagne de Shizuoka.

Évidemment, de telles jolies et longues aiguilles se prêteront sûrement à diverses combinaisons, en voici une, standard selon mes critères personnelles:
4g pour 70cc d'eau à 70°C, 1 minute 20 secondes.
Je l'ai dit, c'est très doux, le parfum est beurré et un peu floral (tend moins vers la végétalité que les Yokosawa et Tôbettô). Ce parfum accompagne une liqueur certes très douce mais très vive et puissante. Pas d'astringence du tout, mais pas non plus d'excès en douceur/umami, ce qui fait boire ce sencha comme du petit lait, du petit suffisamment long en bouche, dont le caractère s'exprime aussi jusque dans la gorge.
On remarque aussi la beauté de la liqueur, sa transparence et sa luminosité.

Quatre infusions s'enchainent avec délice.


Pour finir, je ne peux résister à placer ici quelques photos de mon nouveau joujou:



Il s'agit d'un gaiwan Tokoname-yaki de Takasuke, terre rouge cuite en fumigation (réduction).










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